L’Heure d’après

L'heure d'après
 

Denis Tellier, c’est un musicien qui s’adonne à l’écrit comme à une improvisation. Et ce qui me touche, c’est son élégance, sa manière de se dissimuler au lecteur pour qu’il fasse lui aussi un bout du chemin. C’est son aptitude à suggérer une profondeur dans le détail comme à percer les silences d’un monologue intérieur, sa finesse dans la magie du réel où frissonnent les destins au gré d’un phrasé qui palpite. On vit la rudesse des souffrances. On entend la rumeur et les murmures. En quelques mots, ça existe, avec une vraie fulgurance.
C’est bouleversant de pertinence et de précision. C’est absolument brillant et hypnotique. C’est puissant. C’est d’une sagesse brute. Ça fait peur et pleurer. Ça émerveille et ça désole. C’est éblouissant de justesse, de tendresse, d’humanité, de désespoir aussi. Denis Tellier, c’est un style, une langue, une atmosphère, un souffle.

De la littérature.

Marie Driot

 

Ce retour de lecture de Miriam Tellier 

Trois p’tites Nouvelles … et puis ne s’en vont pas. Comme des ritournelles.
Et beaucoup à dire.
Un mini livre mais de grandes idées. Un livre à surtout ne pas rater quand on aime se pencher sur l’humanité.
Ce qui estomaque quelque peu, c’est cette étonnante capacité de l’auteur à nous transporter, d’un coup de stylo, sur des terrains si différents les uns des autres.
En fil conducteur ce sont des histoires d’humains, tous identiques sous les soleils et sous les lunes.
Trois semi-documentaires, campés en quelques lignes : les vies tordues, déchirées, brisées des amochés ou des humiliés de la vie.
Une si grande force d’évocation qui filtre à travers les doigts.
Un style original et inimitable, « toute ressemblance avec des personnes connues ne saurait être que fortuite ».
Cet auteur est un drôle d’oiseau, un empêcheur de danser en rond, qui déménage les bouts de synapses et les noyaux ; Homme-Orchestre à ses moments pas perdus.
M. Denis Tellier, vous pouvez encore nous en concocter de ces petites histoires bouleversées, bouleversantes.
Et puis, hommage appuyé à Danielle Péan Le Roux pour cette illustration de couverture, parfait écho de la première nouvelle, au texte si beau et si frappant. Et pour tout le reste.
Bref, un petit ouvrage à faire grimper sur les étagères des bibliothèques, où qu’elles se trouvent.

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